Canine Epileptoid Cramping Syndrome
Border Terriers



Vous trouverez ci-dessous un résumé des publications actuelles sur le CECS chez le Border Terrier.

    Si vous êtes anglophones , 2 sites sont à votre disposition :

http://www.borderterrier.de/cecs-d/index.html (Europe)

http://www.borderterrier-cecs.com/ (USA)

 

[Symptômes] [Diagnostique] [Observation d'une crise] [Informations complémentaires]
[Informations concernant le diagnostique] [Traitements]

 

Symptômes:

Les symptomes du CECS peuvent sembler similaires à ceux de l’épilepsie (manifestations épileptiformes) surtout au début des manifestations, mais ils différent clairement des attaques constatées dans l’épilepsie classique.

Symptômes cliniques

Les animaux atteints présentent souvent les premiers symptômes entre l’âge de 2 à 6 ans (toutefois avec des exceptions avant et après ces âges).

Ces premiers symptômes peuvent être discrets et souvent non remarqués ou mal interprétés par les propriétaires. C’est souvent dans cette même tranche d’âge qu’apparaissent les premiers symptômes de l’épilepsie classique

Très souvent une  nausée soudaine est remarquée, parfois accompagnées de bruits intestinaux assez forts, l’abdomen devenant dur au toucher. Pour quelques instants l’animal va rester immobile comme figé sur place.

Le propriétaire peut également constater que le chien tombe sans raisons apparentes, et semble incapable de se relever par lui-même, ses membres arrières et sa queue étant contractés dans des positions bizarres .

Entre ces petits épisodes et le stade suivant il peut s’écouler des semaines voir des mois, pendant lesquels le propriétaire peut oublier les détails des manifestations précédentes.

Le second stade est la plus part du temps plus sévère, non seulement par sa durée, mais aussi par son intensité. A partir de ce stade les périodes de répit entre les épisodes peuvent être de plus en plus courtes. A ce niveau le propriétaire se sera familiarisé avec les signes de l’imminence d’un épisode comme par exemple :

Un chien agité, toujours en mouvement, se regardant l’abdomen, se lêchant les babines et le nez, se lêchant frénétiquement les pattes, présentant des signes évidents de douleurs abdominales.

Chez chaque individu les épisodes peuvent prendre des formes très différentes. Les symptômes peuvent varier de tremblements ou d’étirements exagérés, à un mouvement chancelant et instable, à des crampes de la région lombaire jusqu’à une contracture complète de l’arrière du corps la queue étant aussi contractée et arquée.

Lors de l’épisode l’animal reste conscient, réagissant aux sollicitations , mais manifestement incapable d’obéir à des commandements.

Bon nombre de chiens ont également des contractures des muscles du cou et des pattes avant et font des mouvements de 'pédalage' et même des culbutes vers l’arrière.

Au fil du temps les propriétaires remarquent parfois des changement de caractère, quelques chiens deviennent peureux ou peuvent éventuellement devenir agressifs.

Très souvent plusieurs chiens d’une même portée s’avèrent être atteints, sans distinction de sexes. Il apparaît clairement une prédisposition familiale, sans corrélation toutefois avec le coefficient d’inbreeding des parents en question.

Au début Il n’a pas été facile de convaincre les propriétaires et éleveurs de Border Terriers de la nécessité d’une coopération et il est clair que bon nombre d’erreurs ont été faites de part et d’autre, erreurs qui auraient pu facilement être évitées.

Mais maintenant une vaste coopération internationale a été entreprise qui permettra certainement d’aboutir à un diagnostic précoce du problème.

Le dévouement  d’Erica Jabroer-ter Lüün a tenir une base de donnée internationale et ses contacts avec de nombreux propriétaires et éleveurs à travers le monde a permis de faire des estimations sur l’incidence du problème.

Une prédisposition héréditaire clairement est ressortie des études de pedigree,  et le premier Border Terrier identifié comme symptomatique remonte à 1974.

La recherche sur les pedigrees est coordonnée par Erica Jabroer-ter Lüün aux Pays Bas et Kris Blake au Etats-Unis.


Diagnostique

Jusqu’à présent il n’a pas été possible de poser un diagnostique qui ne soit pas ambigu.

Mais il y a des indications qui,  après exclusions d’autres problèmes présentant des symptômes similaires (par exemple dysplasie microvasculaire du foie ou shunt hépatique) permettent de faire une distinction nette du CECS par rapport à l‘épilepsie.

Malgré l’examen approfondi de plus de 300 Border Terriers à ce jour, nous sommes toujours dépendant de la coopération des propriétaires de chiens atteints.

Un dosage des niveaux du potassium d’un chien atteint pendant un épisode serait très particulièrement intéressant .

En Europe les hôpitaux pour enfant de Hambourg et Francfort sont d’accord pour effectuer de plus amples recherches au niveau métabolique.

A notre époque, ou il est travaillé activement sur le Génome canin et ou il est prouvé que des mutations génétiques sont à la base de nombreuses maladies, il est clair qu’il y a une demande pour la recherche d’un test génétique permettant de faire un diagnostique précoce d’une éventuelle aberration.

Sans même prendre en compte le fait qu’il n’y a probablement pas qu’un seul gène responsable du problème métabolique ou de l’absence d’un enzyme, il est en premier lieu de la plus grande importance de définir et de diagnostiquer correctement le problème. C’est pour cela qu’il est nécessaire d’examiner un maximum de chiens atteints ou sains.

Jusqu’à présents plus de 300 Border Terriers et chiens d’autres races ont été examinés, ce qui représente beaucoup de temps mais aussi beaucoup d’argent.

Des études sont menées au niveau mondial depuis les deux dernières années aux USA, en Allemagne et aux Pays Bas,…afin d’évaluer le problème du CECS dans sa totalité. Il a été établi qu’environ 5 à 15% des chiens (toutes races)  étaient atteints de problèmes de contractures  ou d’épilepsie .

Aux Pays Bas le Professeur Jan Rothuizen de l’université vétérinaire d’Utrecht mènent des recherches sur les Border Terriers atteints de crampes et procède à la collecte de matériel génétique (ADN)

Aux Etats-Unis le Dr. Mark Leichty coordonne ces recherches et l’Université vétérinaire du Missouri a offert son support pour le stockage d’ADN en vue de la recherche d’un marqueur génétique.

Pour découvrir la cause de ce problème il est important qu’un maximum de chiens atteints soient prélevés afin d’aider les chercheurs à mettre en évidence un lien commun entre ces chiens.

Ci-dessous une liste non exaustive des symptomes connus du cecs et autres informations décrivant ce probleme :

 L’expression des différents symptomes peut varier et un ou plusieurs des symptomes ci-dessous peuvent être présents :

Allure chancelante
Vertiges, étourdissements
Etirements exagérés
Marche lente avec postures anormales
Tremblements
Crampes des muscles abdominaux et lombaires
Chien tombant et incapable de se relever
Bruits intestinaux forts et douleurs abdominales  
Chiens parfaitement conscients et répondant aux stimuli.

Âge : Il n’y a pas de limitation d’âge mais 2 à 6 ans semble être la fourchette d’âge la plus commune dans laquelle les chiens déclarent les symptomes.

Fréquence des épisodes : Peut varier de un à deux fois durant la vie du chien à plusieurs crises par semaine. Chez certains chiens la fréquence des épisodes est progressive.

Durée des épisodes :  La durée peut varier de quelques secondes à trente minutes ou plus. Le chien peut sembler se remettre puis présenter un nouvel épisode quelques heures après.

Voici le compte-rendu d’un vétérinaire ayant observe un chien en crise :

En août 97 j’ai été pour la première fois témoin d’un chien en crise, mes notes ont été les suivantes:

Spasmes lorsque le chien s’assoit ou marche. Flexion exagérée du bassin lorsque le chien s’assoit, avec douleur manifeste.

Se lève et incurve anormalement son corps sur le coté gauche. Les muscles sont totalement contractés. Les spasmes se répêtent.

Le chien reste alerte et conscient durant la crise et ne perd pas le contrôle volontaire de ses muscles.

Informations complémentaires :

Le CECS se manifeste de différentes manières dépendant de la sévérité des crises. De ce fait il est difficile de décrire les différentes variations des symtômes.
Ce problème a souvent été confondu avec l’épilepsie et il est très interessant de pouvoir filmer ou photographier une crise pour votre vétérinaire..
Souvent lors des premières crises d’un chien atteint, il peut présenter de très forts tremblements,  chanceler ou avoir des vertiges. Certains propriétaires ont décrit les chiens comme étant intoxiqués.
Si la crise se prolonge il présente alors des signes de crampes.
Certains chiens présentent des crampes des membres postérieurs et de l’arrière main et sont incapables de se lever en raison de l’intensité des crampes
D’autres chiens présentent des crampes au niveau de la tête et du cou, parfois en position debout accompagné d’étirement exagéré, d’autres deviennent prostrés ou ont des crampes sur l’ensemble du corps.
Il y a des chiens qui présentent de sévères crampes abdominales accompagnées de crampes des flancs et d’importants bruits intestinaux
Quelques uns de ces symptomes ou tous peuvent se manifester chez un chien atteint. Chaque chien est unique dans l’expression de la maladie.  

Informations concernant le diagnostique :

 Diagnostique :   

Si votre chien présente un changement important de son comportement habituel, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire.

Pour les chiens ayant présenté plus d’une crise ou semblant présenter certains des symptômes, il est important d’établir un résumé comprenant :

Profil comportemental du chien
Antécédents médicaux complets
Résultats des examens physiologiques et neurologiques

Il est important que les propriétaires tiennent un journal avec toutes les crises incluant la fréquence, la durée et l’intensité. Il est important d’être aussi précis que possible dans vos descriptions, car d’autres affection peuvent présenter des symptômes similaires (ex. maladies cardiaques ou pulmonaires, narcolepsie, cataplexie, désordres métabolique d’origines diverses) .

Une vidéo aidera les vétérinaires et chercheurs à déterminer l’affection précise de votre chien.

La vidéo est très utile car très souvent le chien est de nouveau dans son complet état normal lorsque vous consultez votre vétérinaire ou un neurologiste.

Ci-dessous les examens necessaires afin d’éliminer d’éventuelles autres maladies et à déterminer plus précisemment si votre chien est atteint du CECS:

Faire faire la gamme complète des analyses sanguines de routine juste après le premier episode pouvant ressembler à une crise dans un maximum de 48 heures après l’épisode.
Etant donné qu’il peut y avoir chez le Border des problèmes hépatiques tels les différents types de shunt, faire réaliser une analyse des acides biliaires (avant repas et 2 heures après le repas). Si les taux sont anormalement hauts votre vétérinaire peut décider de faire des examens hépatiques complémentaires.

Ci-dessous une liste des traitements qui ont été essayés pour soulager les chiens :

Information concernant le changement d’alimentation :

Le Changement d’alimentation est actuellement le principal facteur permettant de limiter au maximum les crises. 

Les changements d’alimentation doivent être fait en collaboration et avec le conseil du vétérinaire. Ces changements sont préconisés pour un chien ayant eu des manifestations symptomatiques du CECS et pour lequel tous les tests (analyses sanguines etc …) n’ont pas révélé d’autres problèmes :

Le changement d’alimentation doit se faire progressivement, toujours en collaboration avec votre vétérinaire.

La plupart de chiens deviennent asymtomatiques (remission des symptômes) par un changement d’alimentation.

Changement d’alimentation préconisé:

Hill’s K/D
Royal Canin Hypoallergenique DR-21
Hill’s Z/ou  Hill’s Z/D Ultra
Hill’s D/D canard et riz, saumon et riz ou Oeufs et Riz,
Eukanuba formule pour maladies hépatiques
Les aliments changent perpétuellement et de nouveaux aliments sont élaborés, pour tout renseignement à ce sujet vous pouvez contacter Kris Blake (voir site http://www.borderterrier-cecs.com)

Exemples d’aliments ou matières ingérées à éviter:

Os et jouets en peau  
Oreilles de porc
Sticks au boeuf
Friandises à haute teneur en protéine
Matières fécales (coprophagie)
Restes de table (ou chien fouillant les poubelles)
Graines pour oiseaux (avec ou sans matière grasse d’enrobage)